Le basketteur Amar'e Stoudemire à l'Hapoël Jérusalem

Amar’e Stoudemire a Jerusalem

L'ancienne superstar NBA Amar'e Stoudemire a pris un nouveau départ à trente-quatre ans, à l'Hapoël Jérusalem. Un choix en lien avec sa conversion au judaïsme.

846 matches en NBA à 18,9 points de moyenne, essentiellement aux Phoenix Suns et aux New York Knicks, Amar’e Stoudemire (2,08m, 111 kg) fait partie des immenses stars américaines à avoir franchi l’Atlantique au soir de leur carrière. Le Floridien a eu 34 ans en novembre.

Stoudemire s’est installé avec sa femme et ses quatre enfants à Jérusalem dans le quartier de Talbieh et porte le maillot de l’Hapoël Jérusalem. Pas un hasard puisqu’il était actionnaire minoritaire du club depuis quatre ans -il a revendu depuis ses parts. Le coût de son contrat est estimé cette saison à environ 700 000 dollars, avantages en nature compris. Somme fort modeste pour quelqu’un qui parapha en 2010 avec New York Knicks un contrat de 100 millions de dollars.

Yann Ohnona de l’Equipe est allé à sa rencontre sur place et explique que Amar’e Stoudamire, déjà juif par quelques ancêtres, a entamé un processus de conversion au judaïsme en 2012 et rêvait depuis longtemps de venir en Terre Sainte et c’est lui-même qui a fait des offres de service à l’Hapoël Jérusalem.

« Au début, c’était bizarre, on me regardait comme Bob Marley quand il a expliqué appartenir au mouvement rastafari. J’étais comme hors la loi, entre ceux qui pensent a priori qu’un Noir ne peut pas être juif et les Juifs ultra orthodoxes chez qui ma croyance n’est pas reconnue. Alors que, pour moi, il n’y a rien de nouveau. Cette foi, c’est toute ma vie. »

stoudemire hapoel jerusalem

L’ancienne idole du Madison Square Garden ne ravage pas tout sur son passage en Israël où il se situe à 10,1 points et 5,9 rebonds dans une équipe 4e du championnat national. Mais l’Hapoël, qui dispose d’une aréna de 11 600 places digne de la venue d’une telle étoile américaine paraît totalement satisfait de l’investissement.

« On ne sait jamais à quoi s’attendre avec un joueur de son statut, explique l’international israélien Yotam Halperin à L’Equipe. « Mais, plus encore que sa signature, la surprise est venue de sa personnalité impliquée, simple, pro. Il ne s’est pas mis au-dessus ni n’a joué les stars. Il n’avait jamais joué en Europe. Il s’est mis dans la peau du jeune espoir, pose des questions, essaie de comprendre chaque subtilité. »

(Source: basketeurope.com)